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TGV : Toulouse à 3 heures de Paris en 2024

TGV : Toulouse à 3 heures de Paris en 2024

Publié le 7 juin 2016TGV : Toulouse à 3 heures de Paris en 2024

Mettre Toulouse a 3 heures de Paris est un projet qui est évoqué régulièrement depuis plus de 20 ans et qui pourrait se concrétiser d’ici 2024. Cela sera rendu possible par la mise en service de la LGV Sud Europe Atlantique le 2 juillet 2017 mais aussi grâce aux prochains tronçons à grande vitesse Toulouse-Bordeaux.

 

Un chantier à 9 milliards d’euros

Ce dimanche 5 juin, Alain Vidalies, ministre des Transports, a signé la déclaration d’utilité publique des lignes à grande vitesse Toulouse-Bordeaux et Dax-Bordeaux. Le gouvernement a suivi les conclusions du Conseil d’Etat, le ministre précisant que ce projet est « important pour le Sud-Ouest, pour la France et pour l’Europe ».

La mise en place de la nouvelle ligne à grande vitesse Toulouse-Bordeaux, attendue pour 2024, permettra de mettre la ville rose à 3h15 de Paris contre 5h20 aujourd’hui.

Cependant, ce projet a un coût non négligeable puisque la facture s’élèvera à 9 milliards d’euros. Une somme qui ne sera pas simple à réunir selon les propos d’Alain Vidalies. Une mission devrait être mise en place d’ici fin juillet pour aborder la question du financement en concertation avec les collectivités concernées.

 

Un projet contesté

Si Carole Delga, la présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et celui de la région Aquitaine, ont salué cette « étape importante » et sont « déterminés à tout mettre en œuvre pour que les délais de mise en service prévus soient respectés », ce projet est très contesté.

Tout d’abord, la Cour des Comptes et la commission d’enquête publique ont émis des avis défavorables. Ensuite, au sein même des régions concernées, la mise en place de ces nouvelles lignes font débat, différents élus considérant ce projet comme inutile et coûteux. Des associations se sont également élevés contre ce chantier regrettant que les voies existantes ne soient pas modernisées et que « l’Etat coupé des réalités économiques, n’écoute plus les citoyens et continue de valider des projets inutiles et ruineux. »

Sources : La Dépêche, Mobilicités, France Inter – Crédit Photo : hpgruesen via Pixabay